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Le jeûne

En s’abstenant de tout aliment solide, le jeûne contribue au maintien d’une bonne santé, tout comme une alimentation saine et des exercices physiques.

Il permet d’éliminer les surcharges de l’organisme en mettant le système digestif au repos. Ainsi privé d’aliments solides, le corps se nourrit alors de l’intérieur.

Le jeûne désencrasse, élimine les déchets et toxines stockés dans nos masses graisseuses. Ce processus de détoxination est amplifié par l’absorption de grande quantité de boisson (eau, bouillons de légumes, jus de fruits très dilués, tisanes).

Notre pratique

Le jeûne consiste en une mise au repos du système digestif. Notre corps va mettre en route une stratégie pour se nourrir « de l’intérieur ». Toute l’énergie économisée par l’absence de digestion nous permet de vivre normalement.

Nous pratiquons un jeûne préventif, de 6 jours, pour personnes en bonne santé, avec un accompagnement non médical. C’est un jeûne à base de :

  • • Bouillons de légumes,
  • • Jus de fruits et de légumes bio,
  • • Tisanes et eau en abondance

Ces boissons stimulent le métabolisme du jeûne, apportent vitamines et minéraux et soutiennent l’activité physique liée à la marche.

C’est un jeûne de type « Buchinger » en référence au Dr Otto Buchinger (1878-1966) et au Dr Françoise Wilhelmi de Toledo qui dirige avec son mari, le petit fils d’Otto, les cliniques Buchinger en Allemagne et en Espagne dans lesquelles se pratiquent des jeûnes thérapeutiques.

La descente alimentaire

Afin de vivre au mieux le jeûne il est recommandé une descente alimentaire progressive sur la semaine qui précède le jeûne. En effet l’entrée dans le jeûne, c’est-à-dire les 3 premiers jours, constitue la phase la plus délicate. Le corps doit s’habituer à se nourrir de l’intérieur et cette bascule se fait d’autant mieux que les apports en toxiques et en aliments ont été faibles les jours précédents l’entrée dans le jeûne.

6 jours avant le jeûne
• Si possible arrêter ou diminuer très fortement : café, thé noir, tabac, alcool, charcuteries, pâtisseries, sucreries

3 jours avant le jeûne
• arrêter viande, charcuteries, fromage, graisses sauf les huiles végétales, pâtisseries, sucreries
• privilégier les légumes et fruits frais, crus ou cuits, et bio

La veille du jeûne
• Légumes cuits,
• Fruits frais / Compotes de fruits
• Après le dernier repas prendre la purge pour nettoyer l’intestin : Boire lentement 20 gr de sulfate de magnésium (amer) ou de sodium (salé) dilué dans un grand bol d’eau tiède (on peut ajouter un peu de jus de pamplemousse pour couvrir le goût), puis boire eau ou tisane ou bouillon de légumes (au moins 1/2l) pour augmenter le remplissage du gros intestin
• prévoir de pouvoir accéder facilement aux toilettes pendant 2 à 12h

Le matin du 1er jour de jeûne
• boire chaud, de l’eau ou de la tisane en abondance
• si vous craignez l’hypoglycémie ou que vous voulez être sûr d’être en pleine forme pour conduire vous pouvez ajouter un peu de miel à votre boisson et/ou manger une compote de fruits ou une banane.

Les mécanismes du jeûne

Le système nerveux, le cerveau, les globules rouges ont besoin de sucre.
Le foie a une réserve de sucre d’environ une journée. En début de jeûne les structures protéiques mobilisables (foie, muqueuses intestinales, muscles, cellules…) vont être recyclées pour permettre le renouvellement des structures cellulaires d’une part, et la fourniture de glucose au système nerveux d’autre part.
Un grand nettoyage s’opère car ce sont d’abord les structures protéiques pathologiques qui vont être prioritairement recyclées. Le jeûne peut ainsi stimuler l’autodigestion de structures malades ou encombrantes et leur reconstruction.
Ensuite les graisses prennent le relais en transformant leurs acides gras en corps cétoniques qui libèrent le glycérol qui se transforme en glucose (néoglucogenèse).
Le jeûne est alors installé et sa durée est fonction de la réserve de graisse.

Les vitamines et minéraux
Nos réserves sont normalement largement suffisantes et durant le jeûne leur consommation est ralentie.
Les apports de sucre et sels minéraux avec les jus de fruits ou de légumes vont éviter de puiser dans les réserves et aider à l’effort physique lié à la marche.

L’élimination
Le recyclage des protéines va générer des déchets qu’il est important d’éliminer en stimulant les émonctoires.
La boisson va stimuler les reins, l’exercice physique, les poumons et la transpiration.

L’exercice physique
La marche va activer la respiration et la circulation sanguine. Elle doit être pratiquée calmement avec des moments de pause réguliers pour s’hydrater et éviter l’hypoglycémie ou l’épuisement.
La marche facilite donc l’élimination et l’évacuation des déchets et :

      • • Stimule la combustion des graisses
      • • Maintient et augmente la performance musculaire
      • • Produit dans le corps de la chaleur
        • Améliore le bien-être

Le repos et la chaleur
Les temps de repos permettent au corps de régénérer ses forces. Le carburant de la digestion n’étant plus présent, l’apport de chaleur est nécessaire en se couvrant et en buvant des tisanes. La chaleur sur le foie (bouillotte) va le stimuler dans ses fonctions de nettoyage du sang et de la lymphe.

Jeûne et faim
Quand le jeûne est choisi librement et réalisé dans un contexte favorable, le stress est mieux maîtrisé.
La sérotonine générée par le corps dès l’arrêt de l’alimentation vient apaiser et enlever la sensation de faim. Par contre du fait de nos habitudes sociales, notre cerveau ne peut s’empêcher de penser régulièrement aux moments conviviaux autour de boissons et de nourriture. La vie en groupe aide à vivre ces moments avec légèreté et humour.

 

Les étapes du jeûne

Étape 1 – La décision

Elle peut faire suite à :

  • • une prise de conscience d’une suralimentation, d’un encrassement…
  • • un besoin d’une pause suite à une crise ou une maladie
  • • le refus d’une dépendance (médicament, alcool, tabac…)
  • • une envie de réguler son poids, de prendre en main sa santé
  • • une envie d’explorer de nouvelles voies
  • • Etc…

C’est une décision personnelle et volontaire indispensable pour que je jeûne soit vécu au mieux.
Le jeune est une pratique accessible à condition de respecter certaines règles. Toutefois il est préférable d’être accompagné d’une personne expérimentée pour la première fois afin de comprendre les réactions de notre corps, d’agir en conséquence et d’être rassuré.

Étape 2 – La préparation

Afin de vivre au mieux le jeûne il est recommandé une descente alimentaire progressive sur la semaine qui précède le jeûne (voir ci-dessus article descente alimentaire).

Étape 3 – Le jeûne lui-même

L’arrêt de l’alimentation va diminuer le transit intestinal. Il est conseillé en début de jeûne de réaliser une purge pour vider l’intestin et éviter ainsi que des déchets ne stagnent trop longtemps et ne viennent intoxiquer le sang et provoquer des maux de tête.
Pendant les 2 ou 3 premiers jours le corps met en route sa stratégie de survie pour s’adapter et se nourrir de l’intérieur. Il va d’abord puiser directement dans ses réserves de sucres puis recycler toutes les structures protéiques mobilisables pour trouver les nutriments dont il a besoin et éliminer les déchets.
Le corps réagit et des effets indésirables peuvent apparaître : maux de tête, vomissements, palpitations, étourdissements…
Si la descente alimentaire a été respectée, la purge faite, l’activité physique douce, la personne détendue et confiante, l’entrée dans le jeûne devient confortable et sans trop d’effets indésirables.

Ensuite le corps va puiser dans ses graisses et sortir du stress des premiers jours.
On dit que le jeûne est « installé ».
La phase suivante est plutôt agréable :

  • • pas d’énergie à dépenser pour la digestion
  • • moins de besoin en sommeil
  • • pas de repas à prévoir et cuisiner, c’est « open bar », le corps puise dans ses réserves en fonction de ses besoins
  • • une perception affinée des informations sensorielles
  • • un lâcher-prise par rapport à notre instinct de survie qui nous pousse à manger

Ce peut être l’occasion de faire une pause, un point personnel, de s’ouvrir à la dimension spirituelle du jeûne ou tout simplement à la dimension du groupe.

Étape 4 – La réalimentation

Afin de garder les bénéfices du jeûne nous proposons une reprise alimentaire progressive.

Reprise alimentaire

La reprise alimentaire se fait progressivement car les organes mis au repos pendant le jeûne doivent reprendre leurs tâches doucement. Les réserves et la flore intestinale vont se reconstituer petit à petit.
La capacité digestive va reprendre progressivement. Il ne faut donc pas brusquer le corps par une reprise trop riche et trop volumineuse.
On gardera un rythme de reprise équivalent à celui de la descente sur une semaine. La prise de probiotiques aidera à reconstituer la flore intestinale.

Lorsqu’on croque pour la 1ère fois dans la pomme de la réalimentation, le tube digestif se « réveille ».
Les processus digestifs se remettent en route en vue de fournir à l’organisme les éléments nutritifs, énergétiques qui lui sont nécessaires.
Lors de ces premiers jours de reprise il est conseillé de :
• manger léger et calmement
• mastiquer longuement afin de stimuler le travail digestif
• boire abondamment car le métabolisme du jeûne se poursuit et le corps à besoin d’éliminer
• consommer des probiotiques variés nécessaires à la reconstitution de la flore intestinale

Le 1er jour de la reprise ou interruption du jeûne
• Tisane avec miel et citron
• 1er repas : Une pomme bien mûre ou une compote et 2 noix
• 2ième repas : Une soupe de légumes

J2
• Idem J1 + ajout :
– Fromage blanc maigre, huile de lin ou de noix, banane
– légumes (pommes de terre, carottes, épinards…) et légumes lactofermentés pour assainir l’intestin
– crudités, salade
– pruneaux, fruits de saison

J3
• Idem J2 + ajout :
– riz

J4
• Idem J3 + ajout :
– fromage frais, poisson

Récompense & habitudes alimentaires

La récompense du jeûne

    • • Nettoyage
    • • Désencrassage
    • • Vitalisation, énergie

Plus tous les effets bénéfices que chacun découvrent petit à petit au fil des jeûnes…
Le bien-être apporté par le jeûne est souvent accompagné d’espoir et de confiance en ses propres forces de réparation, de régénération et de guérison.

Les habitudes alimentaires
Les jours suivants la reprise alimentaire sont le moment d’essayer de modifier ses habitudes alimentaires :

    • • Diminution des excitants
    • • Poursuivre l’arrêt du tabac
    • • Privilégier les légumes frais, les viandes blanches, certains poissons
    • • Éviter les plats cuisinés achetés
    • • Diminuer les graisses animales au profit des végétales
    • • Privilégier les aliments bio
    • • Penser à mastiquer longuement pour faciliter le travail de la digestion (« boire les aliments et mâcher les liquides »)

C’est aussi la possibilité d’introduire des pauses alimentaires hebdomadaires ou quand le besoin se fait sentir comme :

    • • Remplacer un repas du soir par une soupe, un bouillon ou une tisane
    • • Jeûner une journée

Nous vous attendons avec impatience